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Situation de la villa

Villa La Belle Frégate
Haut Frégate est 3
Lot 14
97240 Le François

L'Histoire de la Martinique

Carte d’identité de l’île

Statut : Département d’Outre-mer depuis le 19 mars 1946.
Préfecture : Fort-de-France.
Superficie : 1 080 km².
Longueur : 75 km.
Largeur : 35km.
Langue officielle : français.
Langue dialectal : créole.

L’Histoire de la Martinique

Il semble établi que les premiers habitants des Antilles aient été des Amérindiens. Quelques tribus se sont peu à peu installées dans ces îles au début de notre ère, avant d’être remplacées au IIIème siècle par les Indiens Arawaks, agriculteurs et pêcheurs. Ce sont les Indiens dit Caraïbes qui vont finalement s’imposer face aux Arawaks et prendre possession des lieux. Malgré tout, les Caraïbes n’exterminent que les hommes, les mangent même, permettant à travers les femmes et leurs enfants de faire perdurer la culture Arawak, moins brutale que la leur. La langue Arawak a ainsi pu être transmise jusqu’à l’arrivée des Européens, et c’est grâce à elle que nous avons pu conserver ces quelques indices de l’histoire antillaise du début de notre ère. Les Caraïbes donnent à l’île le nom de Madikéra, soit "l’île aux fleurs", qui est encore l’un des surnoms de l’île aujourd’hui. Certains pensent toutefois que le mot Matinino, soit "l’île aux femmes", serait la véritable étymologie du nom de l’île. De ces indiens Caraïbes, les Antillais ont conservé quelques mots, à savoir : le carbet (grand abris de bois) ou encore ajoupa (cabane couverte de feuillage).

(Pour plus d’informations sur les tribus Arawaks, vous pouvez vous rendre au musée départemental d’archéologie précolombienne et de préhistoire de la Martinique, à Fort-De-France.)

La découverte des Amériques par Christophe Colomb va bien évidemment chambouler tout ce petit monde. C’est en 1502 que la Martinique apparaît pour la première fois sur une carte, dans un dessin encore imprécis de ses contours. Les Caraïbes ne font pas tout de suite mauvais accueil aux colons, certainement intrigués par leur étrangeté. Toutefois, quand ils comprennent que ceux-ci cherchent à leur imposer leurs lois, ils se rebellent, mais en vain. Ils sont alors presque tous exterminés. A ce jour, il reste encore quelques descendants des Caraïbes sur l’île voisine de la Martinique, La Dominique, dans la réserve de Salibia. La Martinique devient alors la terre d’accueil de boucaniers, flibustiers, pirates et aventuriers en tout genre.

C’est finalement en septembre 1635, alors que les grandes puissances se disputent ces nouvelles terres, l’Espagne, l’Angleterre et la France en tête, que le normand Pierre Belain d’Esnambuc, flibustier de métier, débarque avec quelques hommes et prend possession de l’île au nom du roi de France. Afin de se prémunir de tout ennemi, celui-ci décide de construire un fort, le Fort Saint-Pierre. Arrivent alors par vagues de nouveaux colons à qui l’on a promis une terre après trois ans de bons et loyaux services. Après diverses passations de pouvoir, querelles intestines et autres joyeusetés, l’île se retrouve finalement sous le contrôle de Colbert qui lance la culture de la Canne à Sucre. De là commence le commerce triangulaire Guinée-Antilles-France.

Les premières sucreries voient ainsi le jour en 1650 et dès 1664 Colbert, devant le succès de l’entreprise, institutionnalise la traite des Noirs afin d’obtenir plus de main-d’œuvre. Le modèle se développe et perdure. Les terres sont organisées autour d’habitations, c’est-à-dire la maison du propriétaire et tout autour les champs de cannes et les cases des esclaves.

Avec la révolution française, un vent de liberté souffle sur la Martinique et les îles voisines comme la Guadeloupe. Mais les planteurs blancs font appel à l’Angleterre pour mater la rébellion, ce qui leur permet de rester en vie. Et alors que la révolution avait abolie l’esclavage, Napoléon le réinstaure en 1802, sous la violence. La France réussit à reprendre la Martinique aux Anglais, et il faudra finalement attendre 1848 pour abolir l’esclavage en Martinique, sous l’influence du secrétaire d’Etat Victor Schœlcher. 72 000 esclaves deviennent alors libres. Pour pallier au manque de mains-d’œuvres, les propriétaires font alors venir des émigrants venus d’Inde et de Chine. Ils forment ceux que l’on appelle aujourd’hui les "coolies". Les Blancs créoles ou békés conservent malgré tout longtemps les biens et le pouvoir. Au fur et à mesure que l’exécutif revient peu à peu aux Noirs, les Blancs créoles choisissent finalement de se tourner vers la grande distribution.

C’est en 1946 que la Martinique devient un département d’Outre-mer.

Sa géographie

La Martinique baigne dans la mer des Caraïbes d’un côté et l’océan Atlantique de l’autre. Elle s’étend sur 1 080 km², avec 65 km de long et 30 km de large et est ainsi la troisième plus grande île des Petites Antilles, après Trinidad et la Guadeloupe. Son point culminant, la Montagne Pelée, un volcan, culmine à 1 397 m. Elle est peuplée de 400 000 habitants.

La Martinique est généralement séparée en deux zones, le Nord et le Sud, qui ont chacune leurs particularités. Au Nord, on retrouve les monts comme la Montagne Pelée et les Pitons du Carbet (1 196 m) et des paysages plus verts, un plus grand degré d’humidité, avec la forêt tropicale humide présentant une flore variée, comme le bambou, des fougères géantes, de l’acajou (mahogany) ou certaines fleurs tropicales et recelant quelques rivières à la baignade agréable. Le Sud est quant à lui beaucoup plus sec, plus plat également et concentre l’essentiel des plages de l’île. Entre les deux zones, on trouve la Presqu'île de la Caravelle, orientée vers l’Océan Atlantique.



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